Une interview d’Olga Polotska, directrice de la Fondation nationale de la recherche de l’Ukraine, issue de notre enquête “Ukraine : la science sous les bombes”
👉 https://leblob.fr/enquetes/ukraine-la-science-sous-les-bombes
Alors que les liens avec la Russie sont rompus pour longtemps, Olga Polotska, directrice de la Fondation nationale de la recherche de l’Ukraine, a mis en œuvre tous les réseaux possibles pour intensifier les collaborations avec l’Ouest et renforcer la place du pays dans la communauté internationale. « Nous prenons avant tout soin de la communauté scientifique restée en Ukraine et qui travaille sous les attaques aériennes, explique-t-elle, mais nous sommes également très attentifs à conserver les liens avec ceux qui ont dû s’installer à l’étranger. » Plus le temps passe, plus les liens peuvent se distendre avec ces scientifiques forcés à l’exil, principalement des femmes, et l’Ukraine est consciente de la nécessité de développer des programmes attractifs pour inciter ces chercheurs – dotés de nouvelles compétences et d’un réseau étoffé et à même de jouer un rôle essentiel dans le redressement du pays – au retour.
Dès avant la guerre, le secteur de la science souffrait de problèmes structurels, comme des lourdeurs administratives et hiérarchiques héritées de la période soviétique, mais les choses changent. « Il y a encore beaucoup à faire, mais il y a une prise de conscience de l’importance de la science et le sujet fait maintenant partie des négociations pour le plan de reconstruction de l’Ukraine. »
Chapitres :
00:00 Comment conserver les liens avec les chercheurs en exil ?
04:16 Pourquoi se battre pour la science ?
06:11 Le futur de l’Ukraine passe-t-il par la science ?
Propos recueillis en décembre 2024 par Natacha Scheidhauer
© Universcience 2025
#science #Ukraine #guerre