Cyberguerre – Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, le Kremlin resserre son contrôle sur le réseau internet russe. C’est pour cette raison qu’Instagram ou Facebook ont été interdit par Vladimir Poutine, pour « extrémisme ». Ces mesures précipitées par la guerre s’inscrivent dans une quête de souveraineté numérique amorcée depuis plusieurs années. La Russie avait notamment déjà développé un écosystème de plateformes alternatives à leur équivalent américain, comme VKontakte ou Yandex. Mais qu’est-ce que le projet de « souveraineté » numérique RuNet ? Jusqu’à quel point le FSB peut-il espionner et bloquer les communications de la population ?
La Russie pourrait-elle un jour se couper de l’Internet mondial ? Décryptage avec l’experte en cyberespace russe Marie-Gabrielle Bertran, chercheuse au centre GEODE (Géopolitique de la datasphère)
0:00 Introduction
0:37 La Russie peut-elle se couper de l’Internet mondial ?
03:14 La loi de souveraineté numérique RuNet a changé la donne
4:23 Les opérateurs privés peuvent-ils surveiller le trafic passant par les routeurs ?
5:55 Ces mesures de surveillance sont-elles acceptées par les opérateurs ?
7:00 La population russe peut-elle détourner les restrictions ?
8:07 Les VPN sont-ils infaillibles face au FSB ?
10:03 Le recours aux outils de protection de la vie privée, un usage de niche ?
10:37 La suppression des réseaux sociaux comme Instagram ou Facebook impacte-t-elle les Russes ?
11:16 La messagerie chiffrée Telegram pour communiquer en toute confidentialité ? Pas vraiment
12:40 Quels pays peuvent se couper d’Internet et contrôler intégralement le trafic ?